4 août 2013

L'exposition Keith Haring au MAM #1

Visiteuse régulière des musées, je peux dire que j'ai été TOTALEMENT happée par cette exposition au Musée d'Art Moderne de Paris. Keith Haring. Ce nom ne vous dit rien ? Moi non plus, je ne le connaissais pas avant le mois d'avril dernier.
Lors d'un journal télévisé un reportage parlait d'une exposition qui allait se tenir au MAM du 19 avril au 18 août. C'était celle-ci. La rétrospective d'un artiste connu pour ses oeuvres mais moins pour ses engagement politiques, sociaux, culturels, écologiques. Son art était le reflet plein et entier de ses engagements, d'où  le sous-titre choisit pour l'expo : Keith Haring, The political line

Cela faisait quatre mois que je voulais me rendre à cette exposition. Quatre long mois. Avec mon emploi du temps de ministre (je travaille vraiment beaucoup vous savez. Même là en plein été si vous saviez ce que je fais en dehors d'écrire ici...), je n'ai trouvé le temps de m'y rendre que vendredi dernier !

Je ne sais pas pourquoi mais cet artiste me parle ! C'est comme Arthur Rimbaud, j'ai l'impression que son oeuvre s'adresse à moi, lit dans mes pensées... Car tout comme lui j'estime que l'art doit être accessible à tous. C'est pourquoi, j'ai décidé de faire de la suite de cet article une suite de photographies prises par moi-même pendant ma visite (J'en ai prises plus de 200 ! Je n'ai pas tout mis !). Sachez que la plupart des oeuvres de Keith Haring ne sont pas titrées. C'était volontaire de sa part. Il ne voulait pas influencer l'interprétation de ses oeuvres. Chacun doit pouvoir avoir la sienne. 

Biographie de Keith Haring (extraite du site du MAM) pour mieux comprendre son parcours et le mouvement dans lequel il se situe : 

Keith Haring fut l'un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd'hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans les musées et biennales du monde entier. 

Keith Haring, virtuose du dessin a étudié à la School of Visual Arts à New York. Génie de la ligne, travailleur incessant et rapide, il a énormément produit, réalisant ses oeuvres en écoutant de la musique. Il a utilisé de multiples supports et eu recours aux médias de son époque allant jusqu'à commercialiser des produits dérivés dans son célèvre Pop Shop  partir de 1985. 

Les messages et les idées politiques qu'il a véhiculées ne constituent pas seulement une part de son héritage, mais ont considérablement influencé les artistes et la société. Ses "subway srawings" réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle et de changement. Icône du Pop art, artiste subversif et militant, Keith Haring a multiplié les engagements tout au long de sa vie : très jeune, il était animé d'une envie de transformer le monde. 

En utilisant délibérément la rue et les espaces publics pour s'adresser au plus grand nombre, il n'a cessé de lutter contre le rascimse, toutes sortes d'injustices et de violence, notamment l'apartheid en Afrique du sud, la menace nucléaire, la destruction de l'environnement, l'homophobie et l'épidémie du sida (dont il est mort non sans avoir créé une fondation caritative au profit de la lutte contre la maladie). Le parcours de l'exposition rend compte de ses prises de position critiques.

Cette exposition majeure se devait être organisées à Paris. En effet, présenté dès 1984 par l'Arc, au Musée d'Art moderne de la ville de Paris dans l'exposition Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Jean-Michel Basquiat... Keith Haring a séjourné, travaillé et exposé à de nombreuses reprises à Paris, ville qu'il affectionnait particulièrement. 

Et maintenant, place à l'exposition. Bonne visite !



Ses premières oeuvres. Les chiens symbolisent l'oppression des Institutions, de l'Etat notamment. 

Ici, Keith Haring dénonce la violence émanent de l'Etat contre les graffeurs de rue. Le personnage tient une bombe de peinture.

Ici, les chiens dansent. 
Les oeuvres de sa première exposition. Il préférait le dessin sur papier. Moins cher. Mais c'est surtout parce qu'il détestait utiliser la toile classique des peintres.  













Explication de l'oeuvre ci-dessus. 
Oeuvre réalisée en collaboration avec le graffeur LA.
Détail de l'oeuvre ci-dessus. On peut voir la date: 1982. 


Détail de l'oeuvre ci-dessus. 
                         
 



Keith Harring était attiré par les sociétés précolombiennes notamment.

                                           
Légende du dessin ci-dessus. On voit le tableau lui faisant face dans le reflet de la vitre. 
                                             


Détail du paravent ci-dessus. 
 

Tableau appartenant à la collection personnelle d'Elton John.


Oeuvre issue de sa collaboration avec le graffeur LA. 
Oeuvre issue de sa collaboration avec le graffeur LA. 

Oeuvres dénonçant les symboles de l'hégémonie américaine. Le Coca-Cola, le dollars, la route 66, Mickey. 




On peut aperçevoir Andy Warrol en Mickey Mouse.  

Le street art.
Keith Haring en train de peindre un mur à Houston. Ce mur n'existe plus.
Dessin sur une barre métallique. 
Photographie du catalogue d'exposition. Keith Haring dans son atelier.  
Cette photographie reproduite sur un mur de l'exposition, montrant Keith Haring distribuant des affiches d'un de ses tableaux lors d'une manifestation contre l'apartheid en Afrique du sud.   
Keith Haring. Après avoir dessiné dans le métro new-yorkais. Dessin visible au fond de la photographie. 


Collages à partir de coupures de presse. 

Billets (50 et 100$) sur lesquels Keith Haring a aposé sa photo. 
Tableaux à la peinture fluorescente.  
Tableaux ayant pour thème le sida. Maladie dont il était atteint. 



On apperçoit sur la gauche de la photographie, l'oeuvre faisant écho à sa lutte contre l'apartheid.


Détail du tableau ci-dessus. 



Autoportrait. 
Tableau d'inspiration Henri Matisse. 

Tableau volontairement inachevé quelques temps avant sa mort. 

J'espère que cette visite vous a plu. Si voir les oeuvres de vos propres yeux vous tente, cette exposition se déroule au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris jusqu'au 18 août ! 


La seconde partie de l'exposition se trouve au Cent Quatre. 250 oeuvres sont exposées au MAM, mais seulement 15 au Cent Quatre. Ces 15 oeuvres sont toutes de grands formats peints sur des bâches. Avec le ticket d'entrée du MAM, l'entrée au Cent Quatre n'est que de 3,00 €. J'espère y aller avant la fin de l'exposition le 18 août. Et peut-être écrirais-je une suite à cet article pour conclure la visite. (Pssst ! L'article est là).

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