24 avr. 2016

#FashionRevolutionDay

En décembre dernier, j'ai été invitée par Nature et Découverte à l'Université de la Terre qui s'est tenue à l'Unesco. Parmi les conférences auxquelles j'ai pu assister, il y en a une que j'attendais particulièrement. Son thème ? La mode éthique.  

Lors de cette conférence plusieurs acteurs de la filière textile étaient présents et c'est avec intérêt que j'ai écouté leurs discours : 

  • Robin Cornelius, fondateur de Switeher, marque qui développe la traçabilité de ses vêtements pour plus de transparence envers le consommateur. 
  • Sakina M'Sa, jeune créatrice qui rachète les chutes de tissus des maisons de haute couture pour créer ses propres collections. Son entreprise a aussi racheter des bleus de travail à Emmaüs pour en faire des créations. 
  • Brut Van Son, depuis 2012 cet entrepreneur, créateur de la marque MudJeans, cherche à réduire l'impact de sa production de vêtements en Chine. Il pense recycler les jeans fabriqués en les louant, ou encore à récolter des jeans usagés qui sont ensuite recyclés. 
  • Carry Somers, initiatrice de la campagne #FashionRevolution en 2014, un an après le drame du Rana Plaza au Bengladesh. Selon elle, 40% des marques ne savent pas qui fabrique et d'où vient le tissus. 

Cette conférence était vraiment très enrichissante car chaque acteur tente d'agir à son niveau : réduire la part du coton, réutiliser un maximum de tissus qui sinon aurait été brûlé, éviter la pollution chimique des usines. Je n'était pas forcément d'accord avec certaines approches et arguments, mais peu importe. J'ai encore à apprendre sur le vaste sujet de la mode éthique et c'est pourquoi aujourd'hui je veux parler du #FashionRevolutionDay. 


L'idée du fashion révolution day consiste à demander aux marques d'où viennent les produits, par qui ils ont été fabriqués ? En 2015, la campagne a été relayée par Vogue, mais cela ne suffit pas. Ce sont près de 16 millions de personnes qui vivent du secteur textile dans le monde, pour 25% des produits chimiques utilisés dans le monde. 

Il faut donc continuer à demander des comptes aux marques. Ici, ce sont bien NOUS les acteurs qui choisissons à qui nous achetons des vêtements, des chaussures, des accessoires. La responsabilité nous incombe aussi, surtout que nous avons le choix. C'est comme le zéro déchet, la demande doit motiver l'offre. Alors plus nous serons nombreux, plus notre impact sera fort, plus cette demande normale s'imposera. 

C'est pourquoi je vous invite TOUS, vous qui lisez cet article à poster une photo de vous, de l'étiquette d'un vêtement et de poser la question à la marque : Who made my clothes ? Les réseaux sociaux nous permettent d'interpeller directement les marques alors faisons-le. 

Ci-dessus, je porte un pull H&M, j'ai donc identifié et notifier la marque sur Facebook, Twitter et Instagram.



Voici quelques blogs parlant de mode éthique (mais pas que !), je vous invite à suivre avec attention si le sujet vous intéresse.

Vous pouvez également consulter le site officiel de la fashion revolution.


Je compte sur vous & à bientôt !


 
 http://www.facebook.com/lesideesdesamia https://twitter.com/LesideesdeSamia http://instagram.com/lesideesdesamia

1 commentaire :

  1. La question des vêtements me préoccupe de plus en plus. Je m'efforce le plus possible de n'acheter que ce dont j'ai besoin et le plus possible auprès de marque écologique, mais j'ai l'impression de devoir tout recommencer en me mettant à la couture et au tricot. La plupart des matière première sont intraçables. Certes je suis sûre qu'aucun enfant n'a cousu ma robe ou tricoté mon pull, mais qui a tissé et coloré le tissu ou filé la laine ? Il existe encore très peu de marques éthiques dans le domaine du fait main, et c'est très dommage !
    Bises :)

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